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Maison normande
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Bref, capituler. "Rends moi ma jeunesse, laisse-moi mes soubassements de silex du Pays d'Auge, mes colombages en coeur de chêne; laisse-moi mes formes actuelles en "ailes" qui sont tellement représentatives des anciens pressoirs de Normandie"."Ma construction date de la deuxième moitié du 18 ème siècle. Trois matériaux essentiels ont été utilisés : chêne, torchis, silex. On les trouvait en abondance dans la région".
"Ma conception d'origine n'a pas subi de modifications significatives car ma fonction était d'être utilisée comme pressoir à pommes pour faire le bon cidre du Pays d'Auge. Ce que je fis vaillamment durant deux siècles".
L'intérêt d'entreprendre une telle restauration résidait dans la bonne conservation des colombages en chêne, bien qu'en certains endroits, les tenons et mortaises, en parties basses, éléments les plus exposés aux intempéries, étaient assez endommagés.
Restaurer des tenons et mortaises dans des bois en coeur de chêne, sur le lieu-même du chantier, nécessite un matériel léger mais fiable:
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- une robuste perceuse électrique + une lame "défonceuse" diamètre 40 mm, en acier rapide de bonne qualité. - un crayon "à bois" et une équerre. - deux ou trois "ciseaux à bois" de bonne qualité. - une petite massette en acier (car le coeur de chêne ne se caresse pas avec un maillet en bois). - une scie égoïne fine pour "tailler les tenons". -un mètre ruban pour tracer et vérifier les cotes avec précision. (les perfectionnistes utiliseront également un pied à coulisse) .
Et c'est parti pour 10 ans de labeur !
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